Promesses alimentaires. Injonctions, bricolages, résistances

Ouvrage à paraître le 13 octobre dans la collection "54" des Éditions de la MSH

Peut-on se nourrir de promesses ?

La sociologie de l’alimentation a souvent privilégié la ligne directrice de la continuité. Aussi, en proposant dans cet ouvrage de soumettre l’alimentation au cadre d’analyse de la promesse, les auteurs étudient l’articulation entre le temps long de l’histoire de l’alimentation, sa dimension anthropologique et les effets de rupture engendrés par certaines promesses. L’objectif est double : d’une part interroger le caractère novateur des promesses alimentaires et donc saisir leurs conditions d’émergence, de circulation et de transformation ; d’autre part, comprendre ce que les mangeurs en font concrètement au quotidien : les adoptent-ils ? les rejettent-ils ? les bricolent-ils ? Ont ainsi été rassemblées neuf contributions richement illustrées, tirées d’enquêtes à dominante ethnographique et réalisées sur trois continents. Les promesses décryptées ici s’arriment à des produits (pain, probiotiques, compléments alimentaires), à des pratiques (les régimes « sans », le mouvement « zéro déchet ») et à des enjeux (l’autonomie alimentaire des villes, l’alimentation en fin de vie, la malnutrition infantile et l’aide alimentaire). En cela, l’ouvrage s’adresse à toutes celles et ceux qui s’intéressent à l’alimentation contemporaine et ses dimensions sociale, politique, nutritionnelle et écologique.


• Un objet désormais incontournable. L’acte alimentaire est (re)devenu un espace de politisation de soi, de l’intime et de l’ordinaire, le centre d’enjeux socioéconomiques de premier plan tels que le réchauffement climatique, la santé humaine ou la biodiversité.

• Un cadrage original : s’intéresser aux promesses alimentaires permet d’analyser dans un même mouvement le travail des promoteurs (producteurs, industriels, lobbys, acteurs institutionnels ou associatifs) et ses effets sur les pratiques quotidiennes (consommation, cuisine, partage des repas, mouvements sociaux).

• Un livre qui invite à construire de nouvelles utopies nourricières.



Tristan Fournier est sociologue et chargé de recherche au CNRS (Iris, EHESS, Paris). Ses travaux portent sur les enjeux sociaux, politiques et moraux des changements alimentaires. Il s’intéresse actuellement aux promesses alimentaires qui visent à (re)connecter les individus à leur environnement.

Sébastien Dalgalarrondo est sociologue au CNRS (Iris, EHESS, Paris). Ses travaux portent sur l’innovation médicamenteuse, la démocratie sanitaire et les conflits d’intérêts dans le domaine de la santé. Il travaille actuellement sur les pratiques d’optimisation de soi.

Avec les contributions de : Félix Denis, Tatiana Feitoza, Vianna da Silveira, Estelle Fourat, Nolwenn Gauthier, Laura Guérin, Maxime Guesnon, Jean-Pierre Hassoun, Boris Hauray, Emmanuelle Lefranc, Shiori Nosaka et Océane Sipan.

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