08 avril 2022
Livres en dialogue | "Soulèvements sociaux. Destructions et expérience sensible de la violence"

Soirée de présentation de la revue "Socio" n°16 | Vendredi 8 avril 2022 à 18h

Dans le cadre du cycle Livres en dialogue, les Éditions de la MSH ont le plaisir d'accueillir Pauline Hachette et Romain Huët, directeurs du numéro 16 de la revue Socio intitulé « Soulèvements sociaux. Destructions et expérience sensible de la violence ». La soirée sera animée par Johan Faerber, rédacteur en chef de Diacritik. À l'issue de la discussion, vous aurez la possibilité de poser toutes vos questions à nos invités. La rencontre sera suivie d'une vente/signature du numéro de la revue et d'un temps de convivialité.

► Vendredi 8 avril 2022 | 18h | Forum de la FMSH | sur inscription
 

Nos invités

Pauline Hachette est chercheuse en littérature et sciences de l’information-communication, membre des équipes Fablitt et CEMTI (Université de Paris 8), ainsi qu’agrégée de lettres modernes. Ses travaux portent sur les émotions et la notion d’expérience en littérature et dans les arts, ainsi que dans les espaces sociaux où ces questions sont centrales. Elle vient de publier aux éditions Classiques Garnier Sous le signe de la colère. Henri Michaux et Louis-Ferdinand Céline. Pauline Hachette coordonne également avec Romain Huët, le numéro « Turbulences », de la revue Socio-anthropologie, paru en 2021.

Romain Huët est maître de conférences en sciences de la communication. Il s’intéresse aux violences, que celles-ci soient dirigées contre soi ou contre le monde. Il est également l’auteur aux Puf du Vertige de l’émeute (2019) et coréalisateur (avec Laurent L’Hermite) du film documentaire "Après le printemps. Vies ordinaires des combattants syriens" (2017). Son dernier ouvrage, De si violentes fatigues. L'épuisement quotidien et ses devenirs politiques, est paru aux PUF en 2021.

Johan Faerber est co-rédacteur en chef et co-fondateur de Diacritik, « le magazine culturel en ligne ». Il  est critique littéraire. Docteur en littérature de l’université Paris 3- Sorbonne Nouvelle, il est l'auteur d'Après la littérature (PUF, 2018) et Le Grand écrivain, cette névrose nationale (Pauvert, 2021). Johan Faerber dirige la collection "Classiques & Cie" aux Éditions Hatier. Il est membre du bureau directeur des Lettres Modernes Minard chez Classiques Garnier. Il est également conseiller éditorial chez Armand Colin et Dunod.

L'ouvrage

Paru en mars 2022, le numéro 16 de la revue Socio présente les contributions de Alain Bertho, Élise Creully, Sophie Del Fa, Davide Gallo Lassere, Pauline Hachette, Romain Huët, Samuel Lamoureux, Cécile Lavergne, Coline Maestracci, Angelo Montoni, Jérémie Moualek, Tristan Stohellou.

Depuis 2010, des contestations d'ampleur ont agité bon nombre de contextes nationaux. Si elles renvoient à des situations et des enjeux politiques à chaque fois spécifiques, il existe des expériences partagées et des récits concordants entre eux. Aux ressources argumentatives classiques (lutte contre la précarité, l’injustice, les inégalités économiques, etc.) s’ajoute une revendication à l’élargissement des orientations du vivre, des formes de vie, en somme à une transformation existentielle des manières d’être. Ce retour du registre culturel, éventuellement romantique, dans la scène politique interroge tant du point de vue de ce qu’il dit de notre époque que dans sa capacité à tracer un avenir, des perspectives dans l’organisation du monde et dans le dépassement des contingences capitalistiques.

Les soulèvements contemporains se singularisent également en tant qu’ils ont tendance à s’accompagner à un moment ou à un autre de violences plus ou moins grandes. Cette recrudescence de la violence, généralement de faible intensité inquiète en particulier devant le constat d’une rupture des pratiques de délibération et d’une incapacité du système démocratique à faire face à la montée des postures radicales, à l’impatience populaire, et aux accès de colère voire de rage.

Deux questions centrales sont ainsi étudiées dans ce numéro: pourquoi le recours à la violence et à la destruction matérielle attire-t-il au point que nombreux sont ceux qui y prennent aisément une part active? Et que dit la généralisation des pratiques de violence et de l’agir destructif de notre époque et des attentes existentielles qui se nichent en leur creux ? En d’autres termes, que disent ces phénomènes sur notre époque, sur les attitudes qui se développent face au monde et sur la façon dont les révoltés s’y prennent pour le domestiquer ?

Replay | Soirée de présentation de l'ouvrage

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