28 mai 2010
Quelles voies pour l’Europe politique après le traité de Lisbonne ?

La Maison Suger vous invite à cette huitième séance du séminaire dirigé par Stella Ghervas dans le cadre du programme "L’Europe élargie : de la Sainte-Alliance au Traité de Lisbonne" de l'IEA-Paris (juin 2009 - juin 2010).

Suite à sa récente expansion territoriale, l'Union européenne vit une crise, souvent qualifiée d'identitaire, due à de profondes divergences à propos d'un socle d'idées fondamentales concernant l'Europe idéale à créer. Pourtant les rédacteurs des traités européens avaient eu soin d’insérer des valeurs de portée universelle dans ces textes.

Quelles sont ces idées controversées ? Quels référents (aspirations, événements, mémoires ou imaginaires) ont-elles convoqués dans l'esprit des électeurs qui les ont refusées dans les urnes ? Ce séminaire propose de remonter à leurs origines, en élargissant la focale dans l'observation du temps et de l'espace, c’est-à-dire en remontant au-delà de la date conventionnelle de 1945 et en considérant l’ensemble de l’Europe élargie.

L'élargissement de l'Union européenne à 27 pays pose la question de la cohérence de l'ensemble nouvellement créé, où les pays du noyau originel occidental coexistent désormais avec 12 pays ayant fait naguère partie du Bloc de l'Est. Que reste-t-il de l'esprit des "pères fondateurs" de l'Europe des années 50 (Schuman, Adenauer) ? La devise de l'Union "unis dans la diversité" peut-elle constituer un programme intégrateur pour l'Europe ?

Avec la participation de

  • Alain Lamassoure (député européen, ancien ministre des Affaires européennes) : [titre à préciser]
  • [Les autres intervenants seront annoncés prochainement]

Le traité de Lisbonne est une tentative de répondre au défi de gouverner et d'administrer une entité politique et économique portée à 27 pays membres depuis 2004. Il pose de facto la question de la définition de l'Europe politique et de ses frontières, à travers le résultat de cette expérience communautaire, de la légitimité de ses propres principes fondateurs.

Dans un système plus ouvertement fédéraliste, l'Union européenne tendra-elle désormais à acquérir une personnalité politique pleinement constituée et indépendante de ses membres (avec le traité de Lisbonne, l'Union européenne est désormais dotée de la personnalité juridique, c'est-à-dire qu'elle peut agir juridiquement et conclure des accords internationaux), également vis-à-vis de l'extérieur (autrement dit deviendra-t-elle un État) ? Va-t-on vers un système d'exclusivité en politique extérieure, qui interdira à terme les alliances individuelles des États-membres? Sur le plan intérieur, quel rapport s'établira entre grands et petits pays ? Tendra-t-il à mettre en valeur des "puissances" politiques ou économiques au sein de l'Union ? En quoi l'Union répondra-t-elle différemment aux questions des intérêts régionaux/nationaux jadis posées aux souverains de la Sainte-Alliance, aux États signataires de la SDN (question des nationalités), ainsi qu’à la CEE ?


Détails

Lieu : La Maison Suger
Ajouter à mon agenda

Partager
Séminaire

Voir aussi