Programme d'études sur l'usage des technologies de l'information et de la communication dans les migrations
Le programme d'études sur l'usage des TIC dans les migrations (TIC-Migrations), dirigé par Dana Diminescu, est un programme de recherche thématique de la FMSH explorant l'impact des nouvelles technologies sur le monde des migrants (occupation des territoires numériques par les diasporas, politiques de gestion numérique à l'égard des migrants, perspectives épistémologiques renouvelées d'analyse des migrations à l'âge des TIC…).
Ce programme partait d’un constat et d’un besoin : depuis les années 80, le monde des migrants a connu un changement majeur avec l’apparition et le développement des Technologies d’Information et de Communication (TIC). Nous sommes passés de l’âge du migrant déraciné à l’âge du migrant connecté. De même, leurs communautés connaissent et expérimentent dorénavant de nouvelles formes de regroupement, d’action et d’occupation dans les territoires numériques. Ouvrir un nouveau terrain de recherche et bâtir un nouvel objet recherche qui explore l’impact des nouvelles technologies sur le monde des migrants, tel est l’objectif scientifique du programme de recherche TIC-Migrations.
Axes de recherche
Le programme de recherche s’est concentré sur deux axes principaux de recherche : le web des diasporas et la production des « Home territories » via les technologies des communications vidéos. Avec toujours cette volonté d’expliciter cette nouvelle figure du migrant connecté, il continue de développer de nouvelles problématiques de recherche :
- Les nouvelles technologies de contrôle des ressortissants mis en place par les états d’origines.
- Nouvelles formes d’intégration et d’hospitalité induites par les TIC.
- Le patrimoine culturel immatériel des migrants : identifier les nouveaux territoires de production patrimoniale et cerner les enjeux de sa gestion.
- Le web social et les pratiques multiplateformes au sein des réseaux sociaux (figure de la nouvelle intégration, espace identitaire…)
- Observation des usages du téléphone mobile et participation au développement d’application géoloc innovante, permettant d’améliorer l’insertion sociale et professionnelle de jeunes migrants.
- Développement de méthodes d’observation, de collectes et d’analyse innovantes (particulièrement pour étudier l’usage de Skype par les migrants.
Un réseau de chercheurs et ingénieurs
Le programme TIC-Migrations fait appel à un ensemble « pluri-professionnel » de chercheurs issus de disciplines variées (géographie, sociologie, sciences politiques…), spécialistes des migrations qui travaillent sur des terrains culturels distincts, et des chercheurs spécialistes des TIC, de leurs usages et/ou de leur archivage (informatique, sciences de l'information, documentation…). Ces chercheurs ont en commun, d'une part, une bonne maîtrise pratique des TIC, et d'autre part, de mener une réflexion théorique sur les TIC et leurs usages, ainsi que sur les possibilités documentaires que ces techniques ouvrent. Ils ont adopté notre "manifeste épistémologique".
Le réseau du groupe TIC-Migrations réunit une vingtaine de chercheurs qui pilotent et orientent l'axe et les initiatives générales du programme de recherche ("le groupe d'orientation"). Autour de ce noyau, gravitent de nombreux chercheurs invités et correspondants, membres de nos laboratoires ou programmes partenaires ou rattachés à diverses institutions, administrations ou associations.
Formations et dissémination de la technologie, séminaires
- Le programme TIC-Migrations accueille régulièrement des doctorants et les conseille sur leur orientations méthodologiques.
- Le programme organise des sessions de formation aux outils de prospection et de cartographie du web.
- Le programme reçoit régulièrement des chercheurs invités de l’étranger
- Le programme organise des ateliers, journées d’études et un cycle de séminaires annuel
Ce programme est inscrit dans le présent contrat quadriennal de la FMSH et bénéficie donc de son soutien financier.
Il est, par ailleurs, est associé avec de nombreuses autres institutions pour la mise au point des outils, la réflexion méthodologique, la réalisation de projets notamment de projets européens, ou l’organisation de séminaires.
En France et à l’international, plus particulièrement avec : Le laboratoire Migrinter (CNRS, Poitiers), Telecom ParisTech, l’Université de technologie de Compiègne, le Médialab de Sciences Po Paris, le programme « Diaspora Knowledge Network » (DKN) du laboratoire LIMSI (CNRS), l’Université Toulouse Le Mitrail, l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), les entreprises Exalead, RTGI, France Telecom, Société Générale, Orange, les associations WebAtlas, Silicon Sentier, VECAM, London School Economics, l’université de Barcelone, the Institute for Prospective Technological Studies (IPTS, Séville), the Internet Interdisciplinary Institute IN3 (Barcelone).









