Groupe interuniversitaire de recherche
sur les usages des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans l'enseignement supérieur
La production d'une littérature grise sur l'éducation et les technologies de l'information et de la communication n'a cessé de croître depuis une dizaine d'années dans un contexte de mutations accélérées, techniques, économiques et socioculturelles. Si les publications à caractère idéologique sont nombreuses, les travaux de recherche à caractère scientifique sont plus rares. Ce constat montre la nécessité d'étudier de manière plus méthodique les conditions, modalités et conséquences de l'intégration des TIC sur les institutions, mais aussi sur les pratiques et les usages des multiples acteurs concernés.
Le propos du programme E-pathie vise en conséquence à redéfinir une approche intégrée de la formation dans l'enseignement supérieur, articulant trois niveaux d'analyse ordinairement séparés : les institutions et leurs orientations politiques au cours du temps, les dispositifs sociotechniques proposés à des fins de formation et les modalités d'action effectives des individus à l'intérieur de ces dispositifs.
Le premier niveau, représenté par l’axe Institutions et politiques, s'attache à la compréhension des transformations de l'institution pensée comme un espace social en perpétuelle (re)construction par le fait des jeux de réseaux d'acteurs.
Le deuxième niveau, représenté par l’axe Dispositifs et instrumentations, porte sur l'analyse des environnements de formation conçus comme des agencements méthodiques et évolutifs, finalisés et finalisants, de médiateurs humains, techniques et symboliques, dans des espaces et des temporalités hétérogènes.
Le troisième niveau, représenté par l’axe Parcours, expériences et activités des acteurs focalise les travaux sur les acteurs individuels, incarnés, intentionnels et situés, qui conduisent sur le terrain des activités spécifiques aux différents niveaux de la formation.
Organisation
Ce groupe croise deux logiques : la logique réseau et la logique projet. Un comité de pilotage, constitué des responsables des différents projets en cours, assure la coordination des chercheurs, en fonction des trois axes définis ci-dessus et des trois niveaux régional, national et international. Les chercheurs sont associés par convention pour la durée de chaque projet. Un atelier doctoral réunit, sur les mêmes principes, des doctorants et jeunes chercheurs travaillant sur ces sujets à l'échelon national et international.
Cette dénomination est un hommage à Hypatie d'Alexandrie (4e siècle ap. JC), l'une des premières femmes dont les travaux théoriques sont parvenus jusqu'à nous. Ses recherches en mathématiques et en philosophie mettent en valeur une pensée transdisciplinaire à laquelle nos travaux souhaitent se référer. C'est aussi une référence distanciée à la dernière vague technologique trop prompte, comme les précédentes, à régler les questions éducatives.






