Inflation monétaire ou inflation structurelle ?
Jacques Sapir, Inflation monétaire ou inflation structurelle ? Un modèle hétérodoxe bi-sectoriel, FMSH-WP-2012-14, juin 2012.
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L’auteur
Directeur d’Études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).
Directeur du CEMI (Centre d’Étude des modes d’industrialisation) - EHESS
Responsable du programme IRSES (Institutions et régulations des systèmes économiques ex-soviétiques) à la Fondation Maison des sciences de l’homme.
Résumé
La notion de ciblage d’inflation (inflation targeting) a provoqué de nombreuses discussions ces vingt dernières années. Il en ressort une remise en cause de la thèse classique sur la nature purement monétaire de l’inflation et, par la même occasion du principe que l’inflation la plus basse est toujours la meilleure. La notion même d’output gap montre que le niveau de l’inflation a bien une importance pour la croissance et que, dans certains cas, inflation et croissance sont en réalité corrélées positivement. Ceci est lié aux « dépendance stratégique » entre les secteurs de l’économie, mais aussi à l’idée que les comportements peuvent être dépendants du contexte.
Après avoir discuté les hypothèses sur les rigidités structurelles et nominales, et comparé quelques résultats, nous esquissons un modèle bi-sectoriel, empruntant certaines des idées de Mankyw et Reis, mais en les développant dans un cadre bien plus hétérodoxe et post-Keynésien.
Mots-clés
inflation, croissance, output-gap, modèle bi-sectoriel, investissement, zone Euro, politique monétaire
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