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Amplifier ses capacités d'animation scientifique
Sommaire du dossier
1 – Introduction
2 – Restaurer son identité institutionnelle
3 – Amplifier ses capacités d'animation scientifique
4 – Repositionner ses activités de services et accroître leur efficacité
5 – Accentuer sa position comme
nœud de réseaux national et international
Les activités scientifiques de la Fondation MSH sont composées de trois ensembles complémentaires :
– les programmes de coopération internationale à dominante bilatérale
– les programmes d'invitations de chercheurs étrangers post-doctorants et confirmés
– les programmes de recherche à dominante thématique, qui constituent le cœur historique de ses activités scientifiques en relation avec les centres de recherche qu'elle héberge.
Accentuer son inscription dans les échanges internationaux
La politique internationale de la Fondation constitue aujourd'hui la base de sa renommée ainsi que sa valeur ajoutée auprès des institutions de recherche tant françaises qu'étrangères, qui la considèrent comme un point privilégié d'entrée dans le système français d'enseignement supérieur et de recherche.
Dans la majorité des cas, avec ses moyens propres, la Fondation intervient plus en soutien qu'en opérateur principal. En procédant ainsi, elle vient appuyer la politique de présence à l'étranger de la science et de la culture française, menée par le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE), ce qui explique les liens particulièrement forts qui l'unissent à ce ministère.
Elle doit cette position à la qualité de son équipe de direction scientifique qui allie à de fortes compétences linguistiques et de gestion, une large palette de disciplines relevant à la fois des sciences humaines et des sciences sociales, une bonne connaissance des systèmes national et international d'enseignement supérieur et de recherche en SHS ainsi qu'un fonctionnement qui la situe au-delà des spécificités institutionnelles et disciplinaires.
Pour servir ces orientations la Fondation entend :
– maintenir ses orientations au profit des pays dits émergents – les BRIC –, tout en rendant possible une présence plus forte d'autres pays d'Europe orientale, de la CEI, d'Asie et d'Amérique latine ainsi que d'Afrique sub-saharienne et en consolidant le nouveau programme qu'elle consacre au Proche et Moyen-Orient, prioritaire de par l'importance géopolitique et géostratégique de cette région dans une perspective de recomposition du monde actuel
– poursuivre les dispositifs d'invitation de chercheurs post-doctorants et confirmés, incluant les activités de la Maison Suger
– consolider les assises disciplinaires, institutionnelles et financières de l'Institut d'études avancées (IEA-Paris) dans le cadre du développement des campus parisiens (en particulier du centre de Paris), en prolongement du PIEA propre à la Fondation, par une politique de partenariat avec la Ville de Paris, le CNRS, l'Institut universitaire de France, la Conférence des présidents d'université et les universités, écoles et autres institutions d'enseignement supérieur et de recherche de Paris et de l'Ile-de-France intéressées, en lien avec l'EHESS et l'ENS-Paris, co-fondateurs de l'IEA-Paris.
Consolider ses programmes scientifiques de référence
La Fondation souhaite conserver la logique de subsidiarité appliquée pour ses programmes dits thématiques (laissant à l'initiative des chercheurs la responsabilité de leurs propositions), tout en réinscrivant les centres de recherche hébergés dans ses locaux dans une convergence avec ses activités scientifiques.
Dans sa fonction d'initiateur et d'incubateur de projets innovants, la Fondation souhaite ainsi favoriser quatre grandes thématiques, vis-à-vis desquelles elle mobilise déjà ses capacités d'ingénierie scientifique, organisationnelle, institutionnelle et financière, et l'ensemble de ses dispositifs de recherche.
Ces thématiques développent de grandes questions posées aux SHS par l'évolution de nos sociétés contemporaines. Elles privilégient résolument une perspective interdisciplinaire braudelienne, prenant en compte conjointement la diversité des cultures et la profondeur historique. Ces programmes sont menés sous forme de projets, à l'initiative et sous la responsabilité de scientifiques.
Développées en synergie avec les programmes internationaux, les dispositifs d'invitation de chercheurs et les aides à la réalisation de manifestations scientifiques, ces thématiques devraient permettre aux centres de recherche hébergés par la Fondation de se mobiliser davantage autour d'axes communs de recherche.
– La société de l'information et de la connaissance
Combinant les TIC, le multimedia et la cognition, ce programme associe une réflexion sur l'avenir de nos sociétés à un processus de développement de ses instruments techniques, notamment à travers la production de logiciels.
Il préexiste déjà à travers les programmes de l'ESCoM, les programmes TIC-Migrations, Vox-Internet et Tematice (qui s'arrêtent fin 2009), TECOG et Strabon.
– Les espaces et territoires
Cette thématique, interrogeant conjointement les espaces comme des lieux de vie, d'identités et de mémoire, sera interrogée dans la double perspective des États-Nations et des métropoles.
D'un point de vue supranational, l'examen de la dynamique de la construction européenne dès 1815 permettra de mobiliser transversalement des historiens, philosophes, politiques et linguistes. Du point de vue infranational, le territoire sera abordé à travers ses fondements tribaux, ethniques et religieux, en abordant notamment la notion de politique fédérale et la problématique des migrations.
Enfin, le thème de la métropole, lieu de vie et de production, lieu d'identité et de mémoire, conjuguera des problématiques aussi différentes et transversales que le développement durable, la littérature, l'architecture et l'urbanisme.
– La mondialisation et la gestion des activités économiques liées aux modèles de croissance et de développement
En dehors de l'urgence de la crise économique, cette thématique s'appuie sur les comportements des acteurs, les risques et les modalités de régulation, à travers différents aspects du développement économique comme le risque économique lié au fonctionnement des activités financières internationales, les relations contractuelles entre entreprises relevant de plusieurs cultures, l'étude du mode de fonctionnement des institutions de régulation des échanges informationnels et économiques, ou encore l'étude de modèles alternatifs de croissance et de développement avec, entre autres, l'Observatoire international des réalisations de l'économie sociale (OIRES) et le programme de recherche sur les financements innovants pour le développement.
– Le changement climatique et les modèles de sociétés
À travers le thème de la production, de la consommation et du transport de l'énergie, sera abordée une série de problématiques relevant de la géopolitique, du développement durable, mais aussi des BRIC, ces pays à croissance rapide parfois soumis aux injonctions écologiques des pays nantis.
Enfin, les représentations du réchauffement climatique seront analysées dans une perspective à la fois historique et sociale.
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