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Déjà présente en 2006 et 2007 sur le stand du Réseau des MSH dans le cadre de la fête de la science, la Fondation a participé une nouvelle fois à cette manifestation à la nef du Grand Palais, du 14 au 16 novembre 2008.
À l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a souhaité donner une ampleur particulière à l'édition 2008 de cet événement et à sa déclinaison parisienne, le village des sciences.
Pendant ces trois jours, la Ville européenne des sciences a permis à plus de 42 000 visiteurs – scolaires et grand public – de découvrir la réalité de l'Espace européen de la recherche, l'actualité et la richesse de la culture scientifique et technique.
La communauté scientifique européenne s'est fortement mobilisée : plus de 200 organisations ont souhaité participer en répondant à l'appel à projets lancé par le ministère au niveau européen. Un comité scientifique en a sélectionné 80, dont 1/4 en provenance d'autres pays de l'Union européenne.
Conçu d’emblée comme un projet à dimension nationale et internationale s’inscrivant dans la durée, le Réseau des MSH a souhaité s’associer au département sciences humaines et sociales du CNRS (aujourd'hui INSHS) et à la sous-direction des bibliothèques et de l’information scientifique (MESR) pour proposer un espace sur l’écriture dans tous ses états.
Une exposition dévoilant « la culture de l’écriture »
L’exposition se proposait de dresser un paysage – sans prétention à l’exhaustivité toutefois – des recherches menées en SHS sur l’écriture selon une perspective à la fois thématique et historique. Le discours se déclinait sur quatre espaces scénographiques, abordant aussi bien une introduction à l’histoire de l’écriture (« salle de lecture ») que l’écriture musicale et l’évolution de ses notations dans le temps (« auditorium »), les recherches sur l’écrit et l’apprentissage de l’écriture du Moyen Âge à nos jours (« scriptorium ») que l’histoire de l’écriture et de la représentation de l’espace et du corps (« cartothèque »).
Au total, ce sont quelque 22 panneaux d’exposition, une mosaïque d’images composée d’une trentaines de visuels et 16 ateliers d’écriture, animés par une quarantaine de chercheurs et d’ingénieurs, qui ont permis aux visiteurs de mieux connaître la « culture de l’écriture ».
Se côtoyaient ainsi sur le stand les écritures anciennes et les premiers alphabets (contempler les traces des écritures cunéiformes et hiéroglyphiques ou découvrir les rudiments de leur apprentissage, par exemple) et les nouveaux usages et systèmes d’apprentissage au sein de la société actuelle (s’exercer à écrire avec un stylo numérique sur une tablette graphique), les écritures créatives et ludiques de la Renaissance à nos jours, sans oublier les nouvelles technologies au service de la création musicale et des arts de la scène, exposées face aux notations musicales médiévales et renaissantes, ou encore l’évolution des représentations géographiques.
Ces thématiques étaient abordées en présence des chercheurs selon des points de vue archéologiques et épigraphiques, littéraires, linguistiques, cognitifs, etc.
Afin de compléter le dispositif, deux débats ont été organisés au Café des sciences, en partenariat avec Le Monde de l’Éducation et Le Monde des Livres, sur les thèmes suivants : « Comment écrira-t-on en Europe demain ? » et « Les romanciers et l’ordinateur » (avec notamment, comme invité d’honneur, le romancier et essayiste, Alessandro Baricco). L’intérêt des thèmes discutés et la qualité des interventions ont été très appréciés du public, nombreux à se déplacer aux deux séances.
À noter la présence d’œuvres d’art réalisées par deux plasticiens, Florane Blanche et Tristan Adelen, permettant d’aborder le thème de l’écriture selon un angle et une approche qui, tout en se distinguant de l’approche scientifique, la complétaient.
Des partenaires de qualité
Ce projet a permis de rassembler autour du thème de l’écriture près de la moitié des MSH du réseau, représentées par une quinzaine de laboratoires et d’équipes de recherche s’y rattachant, mais aussi d’autres équipes du CNRS.
Des collaborations avec une vingtaine de partenaires scientifiques et institutionnels d’envergure ont par ailleurs été établies. Par le biais de la sous-direction des bibliothèques, ce sont des bibliothèques prestigieuses qui ont collaboré activement, en permettant notamment la reproduction d’une partie de leurs précieux fonds documentaires et iconographiques.
Des partenaires culturels ont par ailleurs permis à cette exposition d’explorer les multiples facettes de la « culture de l’écriture ».
Enfin, des partenaires financiers ont, grâce à leur contribution, donné à ce projet toute l’ampleur requise.
Un public conquis
Face à la beauté des visuels, la qualité des animations autant pédagogiques que ludiques, et la disponibilité des chercheurs, le public a exprimé son vif plaisir, souligné l’aspect chaleureux et « humain » du stand mais également noté sa satisfaction de visiter un lieu consacré à ce médium universel.
Nombreux ont été ceux qui ont participé aux ateliers programmés, discuté avec les chercheurs, leur posant des questions dont la diversité fait écho à celle de l’écriture, qui conjugue « écriture-mémoire » (patrimoine culturel traversant les époques) et « écriture-communication » (support d’échanges entre les hommes).
L’intitulé-même du stand a fortement attiré le public dont certains nous ont interrogés sur l’existence réelle d’un tel organisme !
Un concept innovant par sa souplesse
Véritable œuvre collective (croisant les mondes de la recherche, de la documentation et de la culture scientifique et artistique) conçue sur le principe de l’itinérance, l’exposition dans sa configuration actuelle se compose de 48 panneaux (dont 22 pédagogiques) imprimés sur tissu-foulard, répartis selon 4 modules thématiques :
– Introduction à l’histoire de l’écriture et premières écritures
– Écritures musicales
– Recherches sur l’écrit, du Moyen Âge à nos jours
– Écritures de l’espace
Une approche chronologique est également envisageable : premières écritures / époque médiévale / époque Renaissance / époque contemporaine / projection dans l’avenir.
Cette distinction tant thématique que chronologique des panneaux rend possible la modularité des futures expositions, en ne retenant au sein de l’ensemble initial qu’un certain nombre de panneaux selon la thématique ou la période historique retenue. La matière d’impression choisie (un voile extrêmement léger) constitue un atout supplémentaire de ce dispositif, qui en facilite le transport.
Une vie après l’événement
Cette formule extra-légère et modulable de l’exposition, ainsi que la richesse du contenu, ont déjà séduit plusieurs organismes. Dès le printemps 2009, et après quelques réajustements, l’exposition a été proposée à l’itinérance, conformément au projet initial ayant présidé à sa création.
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