Dossier.
Bibliothèque de la FMSH
1963 La bibliothèque est mentionnée dans le Rapport d’activité de la toute jeune Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH), avec ses missions et ses actions en cours

1970 Installation de la bibliothèque de la FMSH au 1er étage et au 2e sous-sol de l’immeuble du 54 bd Raspail, qui vient d’être inauguré

1963-1976 Acquisition, traitement et dépôt de plus de 20 000 ouvrages et 1 400 abonnements à des périodiques pour aider à la création et au développement de bibliothèques thématiques de centres de l’EHESS
 
 
1983 Participation au Catalogue collectif national des publications en série (CCN-PS)

1992 Mise en place du réseau de ressources électroniques

1998 Informatisation du catalogue

1999 « Réseau de site » avec la Bibliothèque Raymond Aron

2001 Catalogue accessible via Internet

2006 Intègration du SUDOC et du Catalogue Collectif de France (CCFr)

2007 Le Wifi arrive à la bibliothèque

Sommaire du dossier bibliothèque
1  –  45 ans au cœur des activités de la Fondation Maison des sciences de l’homme
2  –  Une histoire longue dans une (encore) jeune institution
3  –  Une bibliothèque en réseau, une bibliothèque de réseaux
4  –  Nouveaux partenariats en cours et en vue pour la bibliothèque …
5  –  La bibliothèque : un fonds de haut niveau en SHS au service de la communauté scientifique française et étrangère


Une histoire longue dans une (encore) jeune institution

La volonté de constituer une grande bibliothèque de recherche, entièrement dédiée aux sciences humaines et sociales, qui permette aux chercheurs de ces disciplines de bénéficier d’un corpus documentaire spécifique enfin rassemblé et de conditions d’accès et de travail optimales est inscrite dès l’origine, au milieu des années cinquante, dans le projet de création d’un institut national des sciences sociales qui allait devenir la Maison des sciences de l’homme.

Jusqu’alors, les collections en sciences humaines et sociales françaises étaient réparties, voire éparpillées, principalement entre la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), celles du Musée de l’homme, de la Fondation nationale des sciences politiques, de l’École nationale des langues orientales (futur INALCO) et de la Bibliothèque nationale.

Une première hypothèse envisagea de fédérer sous un même toit la majorité de ces fonds épars mais, trop ambitieuse, elle fut ramenée à des proportions politiquement, techniquement et économiquement plus mesurées.
Et lorsque l’emplacement de l’ancienne prison du Cherche-Midi fut retenu pour la construction de l’immeuble de la Maison des sciences de l’homme, on adopta le principe d’une ruche de bibliothèques, dont ce qui allait devenir la bibliothèque de la FMSH serait le noyau vital, à la fois porteur et fédérateur du projet, garant de son bon développement.
Elle aurait vocation à acquérir et à mettre à disposition, en libre accès, des collections de référence et des documents généralistes en sciences humaines et sociales, ainsi qu’à créer et à organiser – avec l’aide des chercheurs de la VIe section de l’Ecole pratique des hautes études (EPHE) – des bibliothèques spécialisées, réparties aux différents étages de la Fondation, pour les disciplines et les aires culturelles sur lesquelles travaillait la communauté scientifique française en SHS.

C’est ce qu’il advint, à quelques nuances près. Nuances de poids, si l’on ose dire : le bâtiment du 54 ne permettant pas d’accepter les charges au sol que suppose un libre accès important, on dut installer la plus grande partie des collections dans trois magasins, conçus a posteriori et situés au deuxième sous-sol de l’immeuble.
C’est encore dans ces magasins que sont conservés aujourd’hui, sur douze kilomètres linéaires, les quelque cent cinquante mille ouvrages et les dix mille collections de périodiques de la bibliothèque de la Fondation. Seul un petit fonds « de référence » d’environ cinq mille titres et les dernières livraisons de trois cent cinquante titres de périodiques ont pu être installés en accès direct dans la salle de lecture.
Et l’on dut renoncer à l’idée de la bibliothèque « à l’américaine » telle que rêvée par ses fondateurs, au premier rang desquels Fernand Braudel et Clemens Heller, où étudiants et chercheurs en SHS, français et étrangers, consulteraient librement les documents présentés sur les rayonnages.

 
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