Dossier TIC – diffusion scientifique
Les archives ouvertes
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Quelques repères chronologiques

En France

Juillet 2006
Signature du protocole d’accord en vue d’une approche nationale coordonnée pour l’archivage ouvert de la production scientifique (Vidéo de la conférence)

Février 2006
Ouverture de HAL INSERM

2005
Ouverture de HAL SHS
et de HAL INRIA

2002
Ouverture de l’archive Edutice

2001
Ouverture de HAL par le CCSD

2000
Création du CCSD au CNRS sur une initiative de Franck Lalo, avec l’appui des départements SPM et IN2P3

A l'étranger

2004
L'éditeur Elsevier autorise ses auteurs à archiver leurs pré- et post-prints

1999-2001
Naissance de l’Open Archive Initiative (OAI), standard international pour le développement des archives ouvertes

1997
Création par Stephan Harnad de l’archive CogPrints, dédiée aux sciences cognitives, où sont déposés les articles avant et après publication

1991
Création des archives arXiv.org par Paul Ginsparg, physicien. Les textes sont déposés sur ce serveur au stade de pré-publications, archivées et accessibles gratuitement





Déclarations sur les archives ouvertes et le libre accès

Juillet 2006
Protocole d’accord de la recherche française pour l’utilisation d’une plate-forme partagée

Avril 2005
Déclaration d’EBLIDA pour un système d’édition scientifique efficace pour la recherche européenne

Décembre 2003
Déclaration du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI)

Octobre 2003
Déclaration de Berlin sur le libre accès

Avril 2003
Déclaration de Bethesda

Février 2002
Déclaration de Budapest sur l’accès ouvert

Février 2001
Lettre ouverte de la Public Library of Science (PLoS)

 

Les archives ouvertes : brève présentation


Sommaire du dossier
1  –   Introduction
2  –  La communication scientifique en 2006
3  –  Les archives ouvertes : brève présentation
4  –  Un exemple d'archive thématique : Edutice
5  –  Bibliographie
6  –  Webographie
7  –  Conférence HAL SHS (18 janvier 2007)


Forme originale de la « communication scientifique », les archives ouvertes renvoient à une pratique particulière, celle de la « communication scientifique directe » (CSD). Bien que liée à l’existence de l’informatique et des réseaux, cette pratique renoue avec une tradition ancienne des chercheurs : les échanges épistolaires. Sans intermédiaire, ce type de communication ouvre aux chercheurs de nouveaux espaces d’écriture et de travail.


Définition

Comme l’écrit Thierry Chanier, spécialiste des archives ouvertes, « l’expression [est] souvent utilisée dans des acceptions très différentes, particulièrement dans sa version anglaise ‘open archives’ […] »1. Ainsi, l’accent a plus souvent été mis sur les possibilités d’accéder librement et gratuitement aux travaux de recherche (open access) que sur les nouvelles modalités de travail des chercheurs.

Le communiqué de presse du protocole d’accord signé par de nombreux organismes de recherche et la Conférence des présidents d’université autour des archives ouvertes, au mois de septembre 2006, évite cet écueil et retient le périmètre suivant :
« Les archives ouvertes reposent sur la mise en place de serveurs où sont déposés et sauvegardés les documents issus de la recherche (projets d’articles, texte soumis pour publication, articles publiés…).
La possibilité d’enregistrer les versions successives d’un texte enrichit la notion de document scientifique et peut donner naissance à de nouvelles pratiques d’écriture de chercheurs.
Les archives ouvertes permettent d’accélérer la communication scientifique et de l’ouvrir gratuitement à tous les chercheurs qui ont accès à l’Internet.
Cet accès libre est immédiat accroît la visibilité et souvent l’impact des résultats de la recherche. »


Historique

Né dans la communauté scientifique nord-américaine des physiciens aux débuts des années 1990 avec l’archive ArXiv créée par Paul Ginsparg, le mouvement des archives ouvertes s’est immédiatement inscrit dans l’espace international de la recherche avec pour ambition d’accélérer les échanges entre les chercheurs.

En 1997, sur l’initiative de Stephan Harnad, l’archive en sciences cognitives CogPrints est ouverte permettant d’étendre le mouvement aux disciplines des SHS.

C’est en 2000 que le CNRS a crée le « Centre de communication scientifique directe » (CCSD). Dans ce cadre, un nouveau logiciel de gestion des articles a été conçu : HAL (Hyper Articles en Ligne). En 2002, la FMSH au travers du programme Tematice, lance en partenariat avec le CCSD, la première archive ouverte pluridisciplinaire (elle est consacrée à la recherche sur les technologies et l’éducation et regroupe des chercheurs en sciences de l’information et de la communication, en sciences de l’éducation, en psychologie et en informatique).

En 2006, les institutions françaises de recherche2 se regroupent pour reconnaître le travail du CCSD et la plate-forme HAL comme outil commun de dépôt de la production scientifique française. L’objectif majeur : interconnecter HAL aux réservoirs d’archives existants dans le monde pour assurer à la production scientifique française toute la visibilité nécessaire.


Enjeux

L’originalité de ce mouvement initié par des chercheurs est qu’il n’a jamais visé à transposer sur l’Internet les modes de l’édition scientifique traditionnels. En permettant de rendre compte du processus d’écriture du scientifique, il ouvre de nouvelles voies, centrées sur la production personnelle et moins sur son positionnement dans une communauté donnée (celle de telle ou telle revue).

Si les archives ouvertes ne font ainsi pas concurrence aux revues à comité de lecture qui constituent un dispositif particulier de diffusion répondant à des normes, elles interrogent cependant la chaîne de l’édition scientifique et son économie générale.

Inscrite dans le mouvement du libre accès, les archives ouvertes constituent aussi un moyen notamment pour les pays du Sud d’accéder plus facilement à une importante production scientifique.




1. Chanier Thierry, Archives ouvertes et publication scientifique, L'Harmattan, Paris, 2004, p. 117.

2. Association des universités et grandes écoles (CPU et CGE) et d'organismes de recherche (CEMAGREF, CIRAD, CNRS, INRA, INRIA, INSERM, Institut Pasteur, IRD).

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